Bienvenue à Calais

Refuser la honte : Ne laissons pas s’inscrire aux frontières de la France la devise qui orne l’Enfer de Dante : « Toi qui entres ici abandonne toute espérance ».

Le 4 mars dernier c’est sur ce thème brulant de la situation à Calais que Le réseau FARES avait appelé à réfléchir. C’était à l’occasion de la sortie du livre : « les raisons de la colère » édition Acte Sud écrit par Marie Françoise Colombani et illustré par Damien Roudeau.

Marie Françoise Colombani ancienne éditorialiste au magazine Elle est comme telle engagée pour la cause des femmes. Elle a fait part ce soir là de ses constatations sur les lieux à plusieurs reprises : « s’y rendre c’est autre chose que de regarder son écran de TV … a-t-elle déclaré-Les conditions de vie des femmes et des enfants sont notamment extrêmement dures et préoccupantes ». Ce livre est donc le fruit d’une immersion dans ce «no man’s land». Il parvient à donner à ce problème politique et social, des noms, des visages. Il décrit des souffrances mais aussi des rêves.
Le public était venu nombreux pour entendre aussi le journaliste Franz Olivier Gisbert qui a exprimé son analyse géopolitique et selon lui les responsabilités de chacun.

FARES est un réseau de solidarité, indépendant de tout corporatisme, école, université, parti politique, religion. Il a pour ambition de contribuer à améliorer l’équité hommes/femmes dans la société civile et le monde professionnel.
Créé depuis 2009, FARES organise régulièrement des événements sur les thématiques de genre.

L’intégralité des droits d’auteur du livre sera reversée à l’association l’Auberge des migrants www.laubergedesmigrants.fr/ ainsi qu’à l’école laïque du chemin des Dunes qui assure l’école aux enfants sur le site.
Le réseau FARES récolte actuellement des fonds pour acheminer des vêtements de première nécessité aux femmes migrantes.

Le pitch du livre
cout 4,90 € (au profit des migrants)
Bienvenue à Calais. Son musée de la dentelle, son hôtel de ville, son théâtre et… ses migrants. Sans oublier en sortant de la ville,  en direction de la mer, sa jungle. 
Certains parlent d’un « bidonville », d’autres d’un « camp »,  d’autres encore  de «la lande », mais c’est  bien d’une véritable jungle dont il s’agit. Un lieu de misère, de dangers, d’abandon et de drames où  survivent  et s’entassent  dans la promiscuité la plus totale plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. Un lieu de colère aussi. Celle  d’un mouvement raciste  local de plus en plus activiste. Celle des commerçants et  entreprises qui, à tort ou à raison,  attribuent à la présence étrangère une baisse de chiffre d’affaires. Celle des bénévoles de la ville et des associations qui ne supportent plus de voir au milieu des ordures et des rats ceux auprès desquels ils s’engagent quotidiennement. Et, enfin, la colère des migrants eux-mêmes qui, au terme d’une longue route de cauchemar, se retrouvent coincés par une force armée à 30km de  l’Angleterre, cet eldorado fantasmé qui leur a donné la force de tout endurer.

> communiqué de presse